Les fiches techniques des smartphones s’apparentent aujourd’hui à un casse-tête. Impossible de s’y retrouver sans avoir fait une thèse en électronique : entre la jungle des processeurs, les capteurs photo bardés de termes techniques et des prix qui grimpent en flèche, choisir un smartphone adapté à ses besoins relève parfois de l’exploit.
L’époque où il suffisait de regarder la taille de l’écran ou le nombre de mégapixels est révolue. Désormais, il faut jongler avec des notions comme « Color Space 113,3% DCI-P3 », « Delta-E < 1 », « Quad Bayer Technology » ou « OCL Phase Detection Autofocus », tout un vocabulaire réservé jadis aux ingénieurs en laboratoire. Pour s'y retrouver dans cette foire aux arguments techniques, ce guide va, dans sa seconde partie, détailler les critères concrets qui font un bon smartphone, loin des slogans parfois fumeux des constructeurs.
Mais avant de plonger dans le décryptage des fiches techniques, place à une sélection, mise à jour régulièrement, pour ceux qui veulent aller droit au but et choisir un bon modèle sans s’y perdre dans les subtilités.
Un mois de mars 2021 chargé en nouveautés
2021 a démarré sur les chapeaux de roue avec l’arrivée de la gamme Samsung Galaxy S21 (retrouvez notre revue du Galaxy S21 et du S21 Ultra 5G). Fidèle à ses habitudes, Samsung pousse l’innovation, avec notamment le S21 Ultra qui intègre des avancées notables, aussi bien côté design qu’en matière de performances photo et d’écran.
En mars, le constructeur coréen a lancé le Galaxy A52, l’A52 5G et l’A72, qui séduisent déjà les amateurs de milieu de gamme et s’annoncent comme des incontournables de 2021. Les détails techniques sont à retrouver dans notre article dédié.
Chez Xiaomi, le Mi 11 confirme l’ambition de la marque, mais laisse un goût mitigé côté rapport qualité-prix. Le Mi 11 Pro ne va pas tarder à pointer le bout de son nez, et ses specs sont déjà bien connues.
OnePlus prépare l’arrivée de trois modèles : les OnePlus 9R, 9 et 9 Pro. L’annonce est attendue pour la fin du mois.
Oppo fait parler d’elle avec son concept d’écran déroulant sur l’Oppo X 2021, un écran qui passe de 6,7 à 7,4 pouces d’une simple pression. Le Find X3 Pro promet aussi un affichage 10 bits pour la photo, avec des précommandes ouvertes fin mars et une commercialisation à la mi-avril.
Asus, de son côté, prépare le ROG Phone 5, successeur du ROG Phone 3, qui embarque un écran OLED 144 Hz et un mini écran secondaire sous les capteurs photo. Les gamers salivent déjà.
Enfin, Huawei va bientôt lever le voile sur le P50 Pro, qui mise sur un capteur Sony pour offrir un zoom optique 20x et un zoom numérique 200x, à tester pour vérifier la qualité réelle en conditions extrêmes. La gamme P50, composée des P50, P50 Pro et P50 Pro+ devrait être dévoilée d’ici la fin du mois.
Stockage Google Photos limité à 15 Go dès le 1er juin 2021
Il va falloir s’y faire : le stockage illimité et gratuit sur Google Photos, c’est bientôt fini. À partir de juin, il faudra trier ses clichés, basculer vers des sauvegardes locales ou sortir la carte bleue pour un abonnement.
Notre sélection
Quel est le meilleur smartphone Android ?
Samsung Galaxy S21, 1259€
On apprécie : processeur Exynos 2100 ultra-réactif, certification IP68, zoom optique 10x, design travaillé, affichage OLED aux couleurs fidèles, taux de rafraîchissement 120 Hz, résolution élevée, son stéréo et mode photo de nuit performant, compatibilité eSIM.
Moins convaincant : autonomie correcte sans plus, absence de lecteur microSD, chargeur non fourni, charge rapide limitée à 25W.
Le Galaxy S21 Ultra repousse les standards du haut de gamme. Nouveau dos mat agréable en main, bloc photo harmonieux, processeur dopé, zoom optique 10x (deux fois plus que le S20 Ultra), écran à la fois haute définition et 120 Hz… Samsung place la barre très haut.
L’Oppo Find X2 Pro se distingue lui aussi : coque en céramique, grand écran OLED incurvé 3200×1440 px à 120 Hz, puissance au rendez-vous, zoom 5x, charge ultra-rapide. Un vrai prétendant au trône.
Quel est le meilleur iPhone ?
Apple iPhone 12, 899€
On aime : format compact, processeur véloce, qualité photo, zoom numérique 2x et grand angle, superbe écran OLED, vidéo soignée, Face ID, charge MagSafe, résistance IP68.
À revoir : encoche proéminente, absence de chargeur, rafraîchissement limité à 60 Hz.
L’écran OLED de 6,1 pouces de l’iPhone 12, bien que limité à 60 Hz, offre une excellente prise en main (164 g seulement) et des couleurs éclatantes. La puce A14 Bionic fait tourner toutes les applis, jeux compris, sans sourciller. Côté photo, les deux capteurs 12 MP, principal (26 mm) et grand angle (13 mm), délivrent des clichés éclatants de jour comme de nuit. Le zoom numérique satisfait jusqu’à 2x. L’autonomie se défend, même avec une petite batterie, et la recharge sans fil MagSafe est un vrai plus.
Quel est le meilleur smartphone pour la photo ?
Huawei P40 Pro, 1272,94€
Points forts : photos bluffantes en toutes circonstances, zoom optique 10x, affichage OLED 90 Hz, puce Kirin 990, certification IP68, dos en céramique, écran incurvé sur 4 côtés, autonomie solide.
Points faibles : encoche massive, rafraîchissement limité à 60 Hz.
Cinq capteurs à l’arrière, dont un zoom optique 10x : difficile de prendre à défaut le P40 Pro sur la photo, même en basse lumière. Le design soigné (dos en céramique) et la puce Kirin 990 en font un smartphone polyvalent, mais l’absence des services Google peut dérouter ceux qui ne veulent pas se passer de Gmail ou Maps.
Pour un budget plus serré, le Google Pixel 4 reste une valeur sûre pour la photo, même de nuit, malgré l’absence de grand angle.
Quel est le smartphone le plus frustrant ?
Asus Zenfone 7 Pro, 699€
Atouts : performances de haut vol, caméra flip ingénieuse, affichage soigné, qualité photo correcte, stabilisation sur le capteur principal, double SIM et microSD, autonomie généreuse, charge rapide, bouton intelligent, options d’économie d’énergie, diode de notification.
Limites : poids élevé, pas d’étanchéité, pas de charge sans fil, bords épais.
Proposé à un prix contenu, le Zenfone 7 Pro n’oublie pas la performance, une caméra rotative originale, et une batterie de 5000 mAh qui tient vraiment la distance (jusqu’à deux jours et demi, selon la fréquence d’utilisation). Les modes d’économie d’énergie personnalisables prolongent encore l’autonomie, un vrai plus au quotidien.
Quel smartphone affiche le meilleur rapport qualité-prix ?
OnePlus 8T, 575,18€
On retient : écran OLED lumineux 120 Hz, processeur musclé, 5G, haut-parleurs stéréo, chargeur 65W, bouton d’alerte, autonomie satisfaisante sous Oxygen OS 11.
Moins pratique : non étanche, pas de microSD, pas de charge sans fil, pas de zoom optique.
Avec 8 Go de RAM et 128 Go de stockage pour moins de 600€, le OnePlus 8T aligne des specs dignes du haut de gamme : Snapdragon 865, écran OLED 120 Hz, batterie 4500 mAh rechargeable à 100% en seulement 40 minutes. Malgré l’absence de zoom optique, il se défend très bien en photo.
Quel est le meilleur smartphone à moins de 400€ ?
OnePlus Nord, 355€
On aime : écran OLED lumineux et fluide (90 Hz), 5G, capteur photo efficace, selfies grand angle, autonomie correcte, recharge rapide, bouton d’alerte.
Manques : pas de jack, mémoire non extensible, pas de zoom optique, pas d’étanchéité, pas de charge sans fil.
Avec 6 Go de RAM et 128 Go de stockage, le OnePlus Nord coche toutes les cases à ce tarif, et pour 100€ de plus, il existe en 256 Go. L’écran OLED à 90 Hz est agréable, et les photos sont réussies, même sans zoom optique. L’autonomie reste très correcte et la recharge rapide fait gagner un temps précieux.
Quel est le meilleur smartphone à moins de 300€ ?
Realme 7 Pro, 269€
Atouts : écran OLED, charge ultra-rapide, performances solides, autonomie correcte, reconnaissance faciale, double SIM + microSD, design moderne, haut-parleurs stéréo.
Limite : rafraîchissement à 60 Hz seulement.
Si la 5G n’est pas une priorité, le Realme 7 Pro se distingue par son chargeur 65W (batterie rechargée en 40 minutes) et un affichage OLED de 6,4 pouces, idéal pour la vidéo. La puce Snapdragon 720G assure une expérience fluide, même en jeu, et les photos restent correctes, même de nuit.
Quel est le meilleur smartphone à moins de 200€ ?
Xiaomi Redmi Note 9, 179€
On apprécie : endurance au top, affichage soigné, grand écran, photos de qualité en plein jour, prise casque.
À déplorer : charge lente, photos nocturnes en retrait, 3D limitée.
La Redmi Note 9 offre un rapport qualité/prix remarquable, grâce à la puce MediaTek Helio G85 et un équipement complet : lecteur d’empreintes, slot microSD, batterie permettant deux jours d’utilisation. Les photos sont bonnes à condition de bénéficier d’une bonne lumière.
Quel est le smartphone le plus innovant ?
Samsung Galaxy Z Fold 2, 2020€
On retient : écran pliable 7,7 pouces, design novateur, second affichage externe, performance, affichage 120 Hz, double écran OLED, charge rapide.
Moins convaincant : tarif élevé, épaisseur, autonomie perfectible, photo en retrait.
Avec ses deux écrans OLED, dont un pliable de 7,7 pouces à 120 Hz, le Galaxy Z Fold 2 incarne l’avenir du smartphone selon Samsung. Puissant, original, il charge vite, mais pêche par une autonomie en deçà et un tarif élitiste.
Quel est le smartphone le plus durable ?
Google Pixel 4a 5G, 499€
Points forts : format compact, écran OLED, capteur grand angle, dos mat, lecteur d’empreintes efficace.
À nuancer : absence de prise casque, rafraîchissement limité, autonomie moyenne.
Android 10 sans fioritures, mises à jour garanties : le Pixel 4a 5G séduit par sa simplicité et sa prise en main (6,2 pouces). L’affichage OLED assure une colorimétrie précise, et la photo reste le domaine de prédilection de Google, avec un capteur principal stabilisé et un mode nuit efficace.
Quelle taille, quel poids pour votre smartphone ?
La taille et le poids d’un smartphone dépendent surtout de la diagonale de l’écran. À titre d’exemple, les Google Pixel 4a (5,81 pouces) et Oppo Find X2 Lite (5,81 pouces) affichent 143 g sur la balance. L’iPhone SE 2020 (4,7 pouces) pèse 148 g. À l’opposé, le Samsung Galaxy S20 Ultra (6,9 pouces) grimpe à 222 g, et l’Asus Zenfone 7 Pro (6,67 pouces) atteint 230 g. Une centaine de grammes de différence, ça se ressent après une journée intensive entre appels, réseaux sociaux, vidéos et navigation web.
Pour les écrans de 6,5 à 6,7 pouces, tablez généralement sur 170 à 190 g. Mais au-delà, l’usage à une main devient vite inconfortable, surtout pour les adeptes des grandes diagonales.
La plupart des smartphones 2020 optent pour du verre (Corning Gorilla Glass 5 ou 6) à l’avant et à l’arrière, cerclé d’aluminium. Ce combo protège des rayures. Certains modèles d’entrée de gamme, comme le Pixel 4a, misent sur un dos en polycarbonate. À l’opposé, les modèles premium comme le Huawei P40 Pro+ ou l’Oppo Find X2 Pro adoptent une coque en céramique, gage de robustesse supplémentaire.
Quelles tendances de design en 2021 ?
Tout est affaire de goût : coins arrondis pour certains modèles, angles marqués pour d’autres. Certains misent sur la sobriété (Motorola Edge, Asus Zenfone 7 Pro, Sony Xperia 1 II), d’autres sur des coloris éclatants qui changent de teinte selon l’angle de vue. Petit bémol : ces finitions laissent vite apparaître les traces de doigts.
Le Galaxy S21 Ultra, par exemple, inaugure un dos mat, bien moins salissant que son prédécesseur.
La certification IP est devenue un critère de choix. IP68 signifie résistance à la poussière et immersion (en théorie). Mais cette protection a un coût : comptez plus de 800€ pour un smartphone vraiment étanche. Le Huawei P40, à 600€, n’offre qu’une certification IP53, suffisant pour résister à la pluie, mais pas pour survivre à une immersion.
Le Galaxy Note 20 Ultra l’illustre bien : étanchéité et haut de gamme vont de pair.
Quelle taille d’écran choisir ?
L’écran s’est imposé comme critère clé. Aujourd’hui, 6,5 pouces est devenu la norme. Les amateurs de grands formats lorgneront les 6,7 à 6,9 pouces. Ceux qui veulent de la compacité pourront se tourner vers des modèles de 5,8 pouces comme l’Oppo Find X2 Lite ou le Pixel 4a. À noter : l’iPhone SE 2020 propose un format mini avec son écran LCD de 4,7 pouces.
Un smartphone LCD ou OLED ?
Deux technologies se partagent le marché. Le LCD, surtout sur les modèles abordables, garantit des couleurs honnêtes mais des contrastes limités. L’OLED (ou AMOLED) s’impose dès 300€, avec des noirs profonds, des contrastes forts et des images éclatantes. Samsung Galaxy A51 et Xiaomi Mi Note 10 Lite, autour de 300-350€, ont déjà opté pour l’OLED.
Compatibilité HDR : pourquoi c’est utile
La compatibilité HDR offre davantage de détails dans les zones claires ou sombres des vidéos (Netflix, Prime Video, Disney+). Pour en profiter pleinement, il faut un écran capable d’afficher 10 bits de couleur et une luminosité élevée, critères surtout remplis par les modèles OLED. Les standards majeurs : HDR10/HDR10+ et Dolby Vision.
Gamut, Delta E, luminosité : comment juger l’affichage ?
La qualité d’un écran se mesure à sa capacité à reproduire les couleurs (gamut), exprimée en pourcentage (DCI-P3, sRGB, NTSC). Un écran qui couvre 70% du DCI-P3, par exemple, sera moins convaincant pour le visionnage vidéo. La luminosité, mesurée en nits, détermine la lisibilité en plein soleil. Plus elle est élevée, mieux c’est. L’OLED a l’avantage d’éteindre complètement les pixels noirs, offrant un contraste quasi infini. Le Delta E, lui, indique la fidélité des couleurs : moins de 3, c’est imperceptible à l’œil nu. Nos tests utilisent une sonde professionnelle (X-Rite i1Display Pro Plus) pour mesurer luminosité, contraste, Delta E et température de couleur.
Quelle définition d’écran viser ?
Les smartphones d’entrée de gamme affichent parfois du HD (720p), mais la majorité bascule sur du Full HD (1080p), avec des définitions de 2340×1080 ou 2400×1080 selon le format. Les modèles premium passent au QHD (1440p), comme le Galaxy S20/S21 Ultra ou l’Oppo Find X2 Pro (3200×1440 pixels). Le Sony Xperia 1 II pousse même jusqu’à 3840×1644 pixels, proche du 4K. Reste à savoir si l’œil perçoit réellement la différence au quotidien.
La densité de pixels, exprimée en ppp ou ppi, reflète la finesse d’affichage : 513 ppi pour l’Oppo Find X2 Pro, par exemple.
60 Hz, 90 Hz, 120 Hz, 144 Hz : quelle fréquence d’affichage privilégier ?
Longtemps cantonnés à 60 Hz, les écrans de smartphone grimpent désormais à 90 Hz (défilement plus fluide), 120 Hz, voire 144 Hz sur des modèles orientés gaming comme l’Asus ROG Phone 3. C’est une vraie différence à l’usage, même pour un scroll sur les réseaux sociaux. Mais cette fluidité grève l’autonomie : beaucoup de smartphones adaptent donc automatiquement la fréquence à l’application.
Le taux d’échantillonnage tactile : pour quoi faire ?
Ce taux mesure la réactivité de l’écran tactile : à 60 Hz, l’écran « scanne » le toucher toutes les 16,6 ms. Pour gagner en réactivité, les écrans montent désormais à 180 ou 240 Hz, soit une réponse en 4 à 5 ms, une différence notable en jeu ou en navigation rapide.
Les écrans à bords incurvés : gadget ou atout ?
Le taux d’occupation de l’écran (rapport écran/surface avant) grimpe : 86% pour le OnePlus Nord avec ses doubles capteurs frontaux, jusqu’à 92% pour l’Asus Zenfone 7 Pro grâce à sa caméra flip. Mais ces prouesses passent souvent par des systèmes mécaniques (caméras rétractables/rotatives) dont la durabilité reste à prouver, malgré les promesses des constructeurs.
D’autres marques comme Xiaomi ou OnePlus optent pour des capteurs frontaux escamotables, ou des modules coulissants (Mi Mix 3). Le Motorola Edge pousse à 96% d’occupation en courbant l’écran sur les côtés. Le Huawei P40 va encore plus loin avec un écran incurvé sur les quatre bords, effet esthétique garanti, mais attention aux appuis involontaires.
Quels processeurs dominent le marché ?
Le cœur d’un smartphone, c’est son processeur. Apple, Samsung et Huawei développent leurs propres puces (A13 Bionic, Exynos, Kirin). Les autres marques misent sur Mediatek ou Qualcomm, ce dernier régnant sur le haut de gamme avec les Snapdragon 865, 865+ et 888.
À moins de 200€, on trouve des Kirin 710/710F, Mediatek Helio A22/G80, ou Snapdragon 665. De 200 à 400€, Helio G90T ou Snapdragon 720G. Entre 400 et 500€, Snapdragon 730/730G. Entre 500 et 700€, Snapdragon 765/765G, très répandu. Au-dessus de 700€, Snapdragon 865/888, Exynos 990/2100 et Kirin 990 dominent.
Capacité mémoire : combien de RAM choisir ?
La mémoire vive (RAM) conditionne la fluidité quand plusieurs applis tournent en même temps. Les modèles basiques se contentent de 2 Go (voire 1 Go chez Nokia 1.3), alors que les modèles premium montent à 12 Go.
Stockage interne : quel volume viser ?
L’espace de stockage varie de 32 à 512 Go, avec une moyenne à 128 Go. Les performances de la mémoire flash (UFS 3.1 ou 3.0) ne sont pas décisives, mais la possibilité d’étendre le stockage via microSD reste un atout, sauf chez Huawei, qui mise sur ses cartes NM.
Photo et vidéo : ce qu’il faut vraiment regarder
Quelques critères clés s’imposent pour les amateurs de photo : ouverture (f/x) pour la lumière, longueur focale (en mm) pour l’angle de vue (18 mm pour l’ultra grand-angle, 25 mm pour le capteur principal, téléobjectif pour zoomer sur les sujets lointains). Un téléobjectif de 129 mm sur l’Oppo Find X2 Pro, c’est 5x la focale principale : un vrai zoom optique 5x.
Zoom optique, hybride, numérique : quelles différences ?
Le zoom numérique agrandit une portion de l’image au détriment de la qualité. Plus la définition du capteur est élevée, plus on peut zoomer sans perte, mais rien ne vaut un vrai zoom optique. Le zoom hybride combine les deux et offre de bons résultats tant qu’on reste raisonnable (jusqu’à 10x hybride sur certains modèles).
Capteurs haute définition : faut-il viser le maximum de mégapixels ?
La course aux mégapixels n’est pas une fin en soi. Google, Apple ou Sony se contentent de 12 MP et livrent des clichés superbes. D’autres modèles multiplient les capteurs de 48, 64 ou 108 MP (Galaxy Note 20 Ultra). L’intérêt du très grand capteur : recadrer sans perte, utile pour les impressions grand format.
Taille des pixels : pourquoi c’est important ?
La taille du pixel dépend de la dimension du capteur et de sa définition. Plus les pixels sont petits, moins ils captent de lumière : un critère crucial pour la photo de nuit. Pour compenser, les fabricants utilisent la technique Quad Bayer, qui combine 4 pixels en 1 pour générer une image de 12 MP, plus lumineuse et exploitable.
Faut-il vraiment quatre capteurs photo ?
Les modèles milieu et haut de gamme adoptent souvent 4 capteurs : principal, grand angle, macro (pour les gros plans), et capteur de profondeur pour l’effet portrait (bokeh). Le capteur macro disparaît parfois si un téléobjectif est présent, signe qu’il n’est pas indispensable pour tout le monde. À l’avant, un ou deux capteurs pour les selfies, parfois grand-angle.
Stabilisation optique ou électronique ?
Pour des photos nettes et des vidéos stables, la stabilisation optique (OIS) équipe de plus en plus de capteurs photo, et s’avère nettement plus efficace que la stabilisation électronique (EIS), surtout en basse lumière ou pour les vidéos.
Vidéo : jusqu’à quelle définition filmer ?
La vidéo évolue aussi : HD (720p), Full HD (1080p), 4K (2160p), et même 8K sur certains hauts de gamme. En 4K, seuls quelques smartphones filment en 60 images par seconde pour une fluidité maximale. Pour le slow motion, la plupart filment à 120 ou 240 images/seconde, le Sony Xperia 5 II grimpe à 120 images/seconde en 4K, une prouesse.
Les vidéos 8K s’adressent surtout à ceux qui anticipent l’achat d’un téléviseur compatible. Attention à la compatibilité des fichiers.
Batterie : quelle capacité privilégier ?
L’autonomie dépend de la capacité de la batterie, mais aussi de l’efficacité des composants et des usages. En moyenne, on trouve 4000 mAh, certains modèles grimpent à 5000 voire 6000 mAh (Asus ROG Phone 3). Malgré tout, l’autonomie stagne autour d’un à deux jours en usage normal.
La charge rapide s’impose : 30W est devenu la norme fin 2020, ce qui permet de gagner 50% de batterie en 30 minutes, et 100% en moins d’1h30. L’Oppo Find X2 Pro fait encore mieux avec une recharge totale en 38 minutes grâce à un chargeur 65W.
La recharge sans fil et par induction est désormais proposée sur certains hauts de gamme, comme le Samsung Galaxy Note 20 Ultra ou le Xiaomi Mi 10, avec des puissances de 15 à 30W. Par contre, le Motorola Edge ou le Sony Xperia 1 II font l’impasse sur cette fonction.
DAS : faut-il s’en inquiéter ?
Le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) mesure l’émission maximale d’ondes radio du smartphone. En Europe, la limite est fixée à 2 W/kg (1,6 W/kg aux États-Unis). Certains consommateurs y prêtent attention par crainte d’effets sur la santé, mais la confiance dans les chiffres communiqués par les fabricants reste un sujet de débat.
La 5G : utile dès 2020 ?
La 5G fait désormais partie des standards sur le haut de gamme, et va progressivement gagner le milieu de gamme, puis l’entrée de gamme. Toutefois, le déploiement en France avance lentement, ralenti par la crise sanitaire et la frilosité liée au cas Huawei. Plusieurs modèles, comme le Galaxy S20, existent en version 4G et 5G, avec environ 100€ de différence.
Quels types de capteurs d’empreintes digitales ?
Les options pour sécuriser votre smartphone varient selon le modèle :
- Capteur au dos (classique, utilisé avec l’index), de moins en moins courant avec l’avènement de l’OLED.
- Capteur intégré sous l’écran OLED (au bas de la dalle, utilisé avec le pouce), impossible avec un écran LCD.
- Capteur sur la tranche droite (utilisé avec l’index). L’Asus Zenfone 7 Pro propose même un capteur programmable pour lancer certaines applis ou fonctions d’un double appui ou appui long.
Le déverrouillage par reconnaissance faciale complète souvent ce dispositif, mais la plupart des smartphones se contentent d’une reconnaissance 2D, contournable avec une photo. Seuls Apple et Google proposent une reconnaissance 3D nettement plus fiable.
Prise casque ou pas ?
La prise jack résiste sur certains modèles, mais sa disparition semble inéluctable. Les écouteurs Bluetooth prennent désormais le relais, même si l’absence de jack peut encore peser dans le choix de certains utilisateurs.
Qualité audio : que valent les haut-parleurs ?
Peu de smartphones visent l’excellence sonore sans écouteurs. La plupart se contentent d’un haut-parleur mono. L’idéal : un second haut-parleur en façade pour le rendu stéréo, comme sur le Motorola Edge ou le Xiaomi Mi 10. Certains, comme Motorola, intègrent même un haut-parleur supérieur qui transmet le son directement vers l’utilisateur.
Attention, deux haut-parleurs ne font pas tout : sur l’Asus Zenfone 7 Pro, le module flip de la caméra bride la puissance du haut-parleur supérieur, déséquilibrant la stéréo en mode paysage.
Double SIM et microSD : qui propose quoi ?
En général, un smartphone dispose d’une fente pour deux cartes SIM, dont l’une peut être remplacée par une carte microSD. Certains, comme le Realme 6/6 Pro, acceptent deux SIM et une microSD simultanément. Mention spéciale au Sony Xperia 1 II, dont le tiroir SIM/microSD s’ouvre sans outil, pratique pour les globe-trotters.
Les grandes tendances à surveiller
Les écrans OLED pliables se multiplient : Samsung Galaxy Z Fold 2, Motorola Razr 5G ou Microsoft Surface Duo (deux écrans de 5,6 pouces formant un 8,1 pouces). LG innove avec le Wing, doté d’un écran principal qui pivote pour révéler un écran secondaire de 4 pouces, de quoi réinventer l’usage multitâche.
eSIM : la SIM disparaît
La carte SIM physique tend à disparaître au profit de l’eSIM (SIM intégrée). En 2020, seuls Apple, Google et Samsung sur la gamme Galaxy S proposent déjà cette technologie, appelée à se généraliser à mesure que les opérateurs l’adopteront.
Dans cette foire technologique, choisir le bon smartphone revient à trouver l’équilibre entre usages, envies, innovations, et portefeuille. Reste à voir, face à la prochaine vague d’annonces, quel modèle s’imposera demain comme le compagnon idéal de nos vies connectées.




































