Ransomware : d’où partent la plupart des attaques aujourd’hui ?

1 janvier 2026

Les chiffres donnent le ton : les cyberattaques par ransomware s’intensifient, frappant sans distinction multinationales et collectivités. Derrière l’écran, des groupes structurés, tapis dans des pays où les lois sur la cybersécurité s’effritent, orchestrent la plupart de ces offensives. La Russie, la Chine, l’Iran : à la manœuvre, des réseaux qui profitent d’une impunité presque totale.

Ces groupes rôdés repèrent la moindre faille, s’y engouffrent et déploient des techniques affinées pour infiltrer les réseaux, verrouiller les données et exiger leur prix. Une fois à l’intérieur, tout s’accélère : les fichiers deviennent inaccessibles, et la victime n’a plus qu’un choix amer, payer pour espérer retrouver l’usage de ses données.

Comprendre les ransomwares : définition et fonctionnement

Derrière ce terme pointu, le ransomware, ou logiciel de rançon, s’attaque aux données, les chiffre, puis réclame une somme pour leur restitution. Les paiements se font pratiquement toujours en cryptomonnaies (le bitcoin ayant la faveur des cybercriminels), une méthode qui rend les transactions bien plus difficiles à remonter.

Historique des ransomwares

L’histoire du ransomware ne date pas d’hier. En 1989, Joseph L. Popp lance le premier du genre : AIDS Trojan. Depuis, la sophistication n’a cessé de croître, à travers des exemples qui ont profondément marqué le secteur :

  • CryptoLocker (2013) : distribué par le trojan Gameover Zeus, il démocratise l’usage du bitcoin pour les paiements.
  • WannaCry (2017) : des perturbations à l’échelle mondiale, des milliers d’organisations prises au piège.
  • NotPetya (2017) : ciblant initialement l’Ukraine, il s’est étendu à une multitude de pays en quelques heures.

Fonctionnement des ransomwares

La propagation des ransomwares s’appuie sur plusieurs leviers, que les attaquants combinent volontiers :

  • Des emails piégés, avec en pièce jointe un fichier infecté, surfant sur la crédulité ou la distraction.
  • L’accès à des sites compromis ou l’installation de logiciels piratés, fenêtres ouvertes à l’infection.

Une fois le malware installé, l’utilisateur découvre un message glaçant : ses fichiers sont chiffrés, un paiement est exigé. La plupart du temps, les cybercriminels insistent sur l’anonymat, réclamant des cryptomonnaies pour brouiller les pistes.

Exemples de ransomwares notables

Certains ransomwares ont laissé des traces durables, par leur ampleur ou leur méthode :

  • Petya : ciblant les infrastructures sensibles, il montre combien les enjeux dépassent le simple sabotage.
  • Maze : il ne se contente pas de chiffrer, il vole aussi les données, menaçant de les publier si la victime ne paie pas.
  • REvil : s’en prend en priorité aux entreprises pour maximiser les montants extorqués.

Face à ces menaces, renforcer sa sécurité numérique devient une nécessité, et plus un luxe.

Les principales sources géographiques des attaques de ransomware

Les cybercriminels agissent depuis différents points du globe, mais certains territoires servent de véritable vivier à ces groupes organisés. Trois grandes régions se démarquent : l’Europe de l’Est, l’Asie et l’Amérique du Nord.

Europe de l’Est : Russie et Ukraine hébergent nombre de groupes de ransomware, à l’image de REvil. Un cadre juridique flou, peu de poursuites : le terrain idéal pour opérer en toute quiétude.

Asie : Chine et Corée du Nord occupent aussi le devant de la scène. La Corée du Nord, notamment, utilise le ransomware pour alimenter des projets gouvernementaux. Les attaques signées Lazarus en sont un exemple frappant.

Amérique du Nord : Les États-Unis, paradoxalement, servent à la fois de cible privilégiée et de base pour certains groupes, qui profitent des infrastructures avancées et de ressources techniques abondantes pour lancer leurs attaques.

Pour brouiller les pistes, les cybercriminels ont recours à des services VPN et des proxys, rendant leur localisation réelle quasi impossible. Les outils de chiffrement et d’obfuscation compliquent davantage la tâche des enquêteurs.

Si l’origine précise d’une attaque reste parfois difficile à établir, certains pays et régions concentrent les conditions favorables à l’émergence de ces groupes, entre instabilité économique, laxisme judiciaire et haut niveau technologique.

Les motivations derrière les attaques de ransomware

Les cybercriminels ne se lancent pas dans le ransomware par simple goût du chaos. Le moteur est bien souvent financier, mais pas seulement. Plusieurs stratégies se détachent :

  • Big Game Hunting : viser les grandes entreprises ou les institutions, là où la rançon promise atteint des sommets.
  • Initial Access Brokers (IAB) : spécialisés dans l’infiltration, ils revendent l’accès aux réseaux à d’autres groupes. Cette répartition des tâches décuple l’efficacité des attaques.

Les entreprises, les institutions publiques et plus encore les PME sont dans la ligne de mire, souvent mal préparées ou sous-équipées pour répondre à ces menaces. Résultat : des attaques à répétition, des rançons qui explosent.

Autre motivation de taille : la menace de divulguer des données sensibles. Cette double extorsion pousse les entreprises à céder, par peur de voir leur réputation et la confiance de leurs clients réduites à néant.

Face à l’ampleur du phénomène, les collaborations entre institutions publiques et acteurs privés prennent tout leur sens. Le partenariat entre le FBI et CrowdStrike pour démanteler certains réseaux en est l’illustration concrète.

Si l’appât du gain reste au cœur du modèle, les attaquants savent tirer profit des failles structurelles et organisationnelles de leurs cibles pour atteindre leurs objectifs.

cyberattaque ransomware

Mesures de prévention et de réponse face aux attaques de ransomware

Pour contrer la vague de ransomwares, la riposte doit être à la fois technique et collective. Plusieurs organisations jouent un rôle de premier plan dans cette lutte :

  • CrowdStrike : en lien avec le FBI, la société a contribué à faire tomber le réseau CryptoLocker.
  • SEKOIA.IO : spécialiste du renseignement sur les courtiers d’accès initiaux, cette entreprise facilite la détection des premières brèches.
  • CERT Orange Cyberdefense : avec des experts comme Marine Pichon, ce centre propose des solutions pointues pour anticiper et réagir aux incidents.

Stratégies de prévention

La clé reste d’anticiper. Pour réduire le risque ransomware, voici les réflexes à adopter :

  • Formation et sensibilisation : former les équipes aux risques et bonnes pratiques limite les erreurs humaines, souvent à l’origine des intrusions.
  • Backups réguliers : sauvegarder fréquemment les données critiques, et les conserver hors ligne, permet de restaurer les systèmes sans céder au chantage.
  • Mise à jour des systèmes : installer les correctifs de sécurité dès qu’ils sont disponibles ferme la porte aux exploits les plus courants.

Réponse en cas d’attaque

Quand l’attaque frappe, chaque minute compte. Les étapes suivantes sont déterminantes pour limiter les dégâts :

  • Isolement : couper immédiatement du réseau les postes infectés empêche la propagation.
  • Notification : alerter sans délai les autorités et solliciter des experts permet de structurer la riposte.
  • Analyse et restauration : comprendre la faille à l’origine de l’attaque, puis repartir de sauvegardes saines pour reprendre l’activité.

Les alliances entre public et privé, à l’image des actions conjointes du FBI et de CrowdStrike, changent la donne. Mais la vigilance reste de mise : sans un effort collectif et des outils adaptés, les ransomwares continueront de dicter leur loi. Les entreprises qui prennent le sujet à la légère s’exposent à un réveil brutal, parfois fatal pour leur activité.

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